Les échanges quotidiens aux Emirats arabes unis obéissent à des conventions issues de la culture arabe du Golfe, adaptées à une société très internationale. La courtoisie, la discrétion et le respect des règles locales suffisent le plus souvent à éviter les maladresses.
Le ton reste posé et les critiques directes se formulent rarement en public. Une réponse évasive vaut souvent refus, car un interlocuteur préfère ménager la face de l'autre plutôt que dire non. La conversation commence par des questions sur la santé et la famille avant d'aborder le sujet réel.
Les hommes se serrent la main, parfois longuement, et certains ajoutent un contact du nez entre proches. Un homme attend qu'une femme tende la main la première, car plusieurs Emiriennes préfèrent saluer d'un signe de tête. La main droite s'utilise pour donner, recevoir et manger.
L'hospitalité constitue une valeur centrale. Le gahwa, café arabe léger parfumé à la cardamome, se sert dans de petites tasses sans anse, souvent avec des dattes. L'hôte reverse tant que l'invité ne secoue pas légèrement sa tasse pour indiquer qu'il a terminé. L'UNESCO a inscrit cette pratique sur sa liste du patrimoine immatériel en 2015.
Le code pénal fédéral sanctionne les gestes d'affection marqués en public, l'ivresse sur la voie publique et les propos jugés injurieux, y compris sur les réseaux sociaux. Photographier une personne sans son accord, en particulier une femme ou un enfant, expose à des poursuites.
La religion, la famille dirigeante, la politique intérieure et la situation régionale se discutent avec prudence. Les questions personnelles sur l'épouse d'un interlocuteur passent mal, alors que les questions sur les enfants restent bien accueillies.
La tenue reste libre dans les hôtels et les zones balnéaires, mais les épaules et les genoux se couvrent dans les centres commerciaux, les administrations et les quartiers anciens. Les mosquées ouvertes aux visiteurs fournissent généralement une abaya et un foulard.
Pendant le mois de jeûne, boire, manger ou fumer en public durant la journée reste malvenu, même si la loi s'est assouplie et si de nombreux restaurants servent derrière des paravents. Les horaires de travail se raccourcissent et la vie sociale se déplace vers la soirée.
Montrer la semelle de ses chaussures, pointer du doigt ou tendre un objet de la main gauche passe pour impoli. L'usage de l'anglais facilite tous ces échanges, mais quelques mots d'arabe produisent toujours un bon effet.