Le calendrier festif des Emirats arabes unis superpose les fêtes musulmanes, qui suivent le calendrier hégirien et se décalent chaque année, et les commémorations nationales fixées sur le calendrier grégorien. Plusieurs traditions sportives et sociales complètent ce cycle.
Le mois de ramadan impose le jeûne du lever au coucher du soleil aux musulmans. Les journées de travail se raccourcissent, les repas de rupture du jeûne rassemblent familles et collègues, et des tentes d'iftar accueillent le public. L'Aïd al-Fitr clôt le mois et donne lieu à 3 jours fériés, à des visites familiales et à des cadeaux offerts aux enfants.
L'Aïd al-Adha marque la fin du pèlerinage à La Mecque, environ 70 jours après l'Aïd al-Fitr. La journée d'Arafat qui le précède est également chômée. Les familles procèdent au sacrifice rituel et redistribuent une partie de la viande.
Institué en 2015 au 30 novembre, le jour du Souvenir honore les Emiriens morts au service du pays. Le gouvernement l'a déplacé au 1er décembre en 2019 afin de le rattacher au week-end de la fête nationale. Une minute de silence est observée à 11 heures 30.
La fête nationale du 2 décembre commémore la proclamation de la fédération en 1971 et donne lieu à 2 jours fériés. Les drapeaux couvrent les façades et les voitures, des spectacles pyrotechniques et des défilés se tiennent dans les grandes villes, et les administrations organisent des cérémonies.
Le premier jour du mois de mouharram ouvre l'année musulmane et constitue un jour férié. La naissance du Prophète, appelée mawlid, figure aussi parmi les journées chômées. Ces deux dates restent nettement plus discrètes que les deux Aïds.
Les mariages émiratis se déroulent en deux réceptions séparées pour les hommes et pour les femmes. Le cortège appelé zaffa, les danses ayyala et razfa et les banquets prolongés en constituent les moments forts. Les autorités encadrent les dépenses par des plafonds et soutiennent des mariages collectifs.
Les courses de chameaux se tiennent d'octobre à avril sur des pistes équipées, où de petits robots jockeys ont remplacé les enfants depuis 2005. L'UNESCO a inscrit cette pratique sur sa liste en 2020. La fauconnerie, inscrite dès 2010 dans un dossier multinational, reste un marqueur social fort, avec des hôpitaux spécialisés et des concours de beauté et de vitesse.