Le dirham des Emirats arabes unis sert de monnaie unique à la fédération et se distingue par une stabilité de change remarquable, entretenue par un ancrage au dollar américain maintenu sans interruption depuis 1997.
Le dirham, dont le code international est AED, se divise en 100 fils. Sa parité avec le dollar américain est fixée à 3,6725 dirhams pour un dollar depuis 1997. Un euro s'échange donc autour de quatre dirhams, avec des variations qui suivent uniquement le cours du dollar face à la monnaie européenne.
La banque centrale, installée à Abou Dhabi, émet les billets et pilote la liquidité bancaire. L'ancrage au dollar la conduit à suivre de près les décisions de la Réserve fédérale américaine, ce qui limite son autonomie mais protège les échanges et les recettes pétrolières, libellées en dollars.
Les bureaux de change, nombreux dans les centres commerciaux et les aéroports, appliquent des taux compétitifs et des commissions faibles. Les cartes internationales fonctionnent partout, et le paiement sans contact comme les portefeuilles mobiles se sont généralisés dans les commerces et les taxis.
Les distributeurs automatiques acceptent les cartes étrangères et proposent parfois une conversion immédiate dans la monnaie du porteur, option qui se révèle en général plus coûteuse qu'un débit en dirhams. Les espèces gardent leur utilité dans les souks et les petits commerces.
La banque centrale développe une version numérique de la monnaie dans le cadre de son programme de transformation des infrastructures financières, lancé en 2023. Des paiements transfrontaliers ont déjà été réalisés sur la plateforme mBridge, et un lancement destiné au grand public a été annoncé pour 2026.
Un voyageur gagne à régler ses achats en dirhams plutôt que dans sa devise d'origine et à conserver quelques coupures pour les pourboires, usuels dans la restauration et les transports. Les sommes supérieures à 60 000 dirhams, en espèces ou en valeurs, doivent être déclarées à l'entrée sur le territoire.