Le marché du travail émirati se caractérise par une main-d'oeuvre très majoritairement étrangère, par une flexibilité contractuelle importante et par l'absence d'impôt sur le revenu. Les autorités cherchent depuis 2021 à accroître la présence des nationaux dans le secteur privé.
Les expatriés représentent environ 90 % des 11,4 millions d'habitants et une proportion plus élevée encore des emplois du secteur privé. Les nationaux se concentrent traditionnellement dans l'administration, les entreprises publiques et les forces armées.
Le programme Nafis impose aux entreprises du régime mainland employant au moins 50 salariés qualifiés une part de nationaux qui progresse de 2 points par an, pour atteindre 10 % fin 2026. Les sociétés de 20 à 49 salariés relevant de 14 secteurs doivent recruter un premier Emirien, puis un second. Le non-respect entraîne une amende mensuelle par poste manquant, et les fausses déclarations sont sanctionnées plus lourdement. Les zones franches restent hors du dispositif.
Aucun impôt sur le revenu ni cotisation sociale ne pèse sur les salariés étrangers, ce qui explique l'attractivité des rémunérations nettes. Les écarts demeurent considérables selon la nationalité, le secteur et la qualification, et le logement absorbe une part importante du budget des ménages.
Le décret-loi fédéral numéro 33 de 2021 a généralisé les contrats à durée déterminée, limité la période d'essai à 6 mois et fixé la durée du travail à 8 heures par jour et 48 heures par semaine. L'indemnité de fin de service correspond à 21 jours de salaire de base par année d'ancienneté pendant 5 ans, puis à 30 jours, dans la limite de 2 années de rémunération.
Le permis de travail reste lié à un employeur, mais la mobilité s'est assouplie et les visas dorés comme les visas verts permettent une résidence autonome. Une assurance chômage obligatoire, souscrite par le salarié, verse une indemnité temporaire en cas de perte d'emploi.
Le taux de chômage s'établissait autour de 2,2 % en 2025, un niveau structurellement bas qui tient au lien entre titre de séjour et emploi. Le chômage des jeunes nationaux constitue en revanche une préoccupation qui motive la politique d'émiratisation.