Les Emirats constituent un marché d'importation important et une plateforme de redistribution vers l'ensemble du Golfe, l'Afrique de l'Est et le sous-continent indien. Les formalités douanières restent légères, mais les exigences de conformité technique méritent une préparation soignée.
Le commerce non pétrolier a franchi 3 000 milliards de dirhams en 2024, puis a atteint 1 937 milliards de dirhams sur le seul premier semestre 2026, en hausse de 13,1 %. Les exportations non pétrolières ont progressé de 23,9 % sur cette période, à 452,8 milliards de dirhams.
Les ventes de pétrole brut et de produits raffinés fournissent une part substantielle des recettes d'exportation, tandis que la réexportation de marchandises importées représente historiquement environ un tiers des flux sortants. L'or occupe la première place des marchandises échangées, avec 706,2 milliards de dirhams au premier semestre 2026.
La Chine arrive en tête des échanges non pétroliers avec 180,7 milliards de dirhams au premier semestre 2026, devant la Suisse et l'Inde. Ce classement reflète l'importance des flux d'or et de produits électroniques.
Les Emirats ont conclu 37 accords de partenariat économique global, dont 18 sont déjà entrés en vigueur, notamment avec l'Inde, la Turquie et le Vietnam. Ces textes ont porté 304,3 milliards de dirhams d'échanges au premier semestre 2026.
Des négociations commerciales se poursuivent entre les Emirats et l'Union européenne. Le commerce franco-émirati a atteint 10,8 milliards d'euros en 2025, porté par l'aéronautique et le spatial, qui pèsent 4,4 milliards d'euros, puis par les parfums et cosmétiques et par les articles de mode.
Les ports de Jebel Ali et de Khalifa, les aéroports de Dubaï et d'Abou Dhabi et un réseau routier dense permettent des délais courts vers l'ensemble de la région. Les zones franches autorisent le stockage sous douane avant réexpédition.
Le tarif extérieur commun du Conseil de coopération du Golfe s'établit à 5 % pour la plupart des marchandises, avec des taux plus élevés sur le tabac et l'alcool et des franchises pour certains produits. Les denrées alimentaires, les cosmétiques et les équipements électriques exigent un enregistrement préalable et, selon les cas, une certification halal ou une attestation de conformité.