Les Emirats figurent parmi les premières destinations mondiales de l'investissement direct étranger, grâce à une fiscalité légère, à une devise stable et à une position charnière entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Cette attractivité s'accompagne toutefois d'une concurrence régionale croissante.
Le pays a attiré 48,24 milliards de dollars d'investissements directs étrangers en 2025, en progression de 6 %, ce qui le classait au neuvième rang mondial et au premier rang régional selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. L'année précédente, les flux atteignaient 45,6 milliards de dollars pour un dixième rang mondial.
Les capitaux proviennent principalement d'Inde, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, d'Arabie saoudite, de Chine et de plusieurs pays européens. Les opérations concernent aussi bien la création d'implantations que les acquisitions et les projets immobiliers.
La France occupait en 2024 le sixième rang des fournisseurs des Emirats, avec 3 % de parts de marché, devant l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni. Les échanges bilatéraux ont atteint 10,8 milliards d'euros en 2025, en hausse de 27,7 %, et les Emirats représentent le deuxième excédent commercial français au monde.
La logistique, les technologies numériques, l'intelligence artificielle, la santé, les énergies renouvelables, l'agroalimentaire et les industries de défense concentrent une part importante des projets. Les programmes d'infrastructure et la stratégie industrielle nationale ouvrent également des marchés aux fournisseurs étrangers.
Plus de 40 zones franches proposent des régimes propres, avec une fiscalité nulle sur les revenus qualifiés, des guichets uniques et des locaux adaptés. Le régime mainland convient mieux aux entreprises visant la clientèle locale et la commande publique.
L'ouverture du capital, la sortie de la liste grise du Groupe d'action financière en 2024 et la multiplication des accords de protection des investissements ont amélioré la sécurité juridique. Les tribunaux du Dubai International Financial Centre et de l'Abu Dhabi Global Market appliquent un droit d'inspiration anglo-saxonne, en langue anglaise.
La dépendance persistante aux hydrocarbures, les cycles immobiliers, le coût élevé de la vie et les tensions régionales constituent les principaux facteurs de risque. L'Arabie saoudite intensifie par ailleurs ses efforts pour capter les sièges régionaux, ce qui accroît la compétition entre les places du Golfe.