Les Emirats arabes unis figurent parmi les destinations les plus accessibles du Golfe pour les voyageurs européens. Les formalités restent légères pour un séjour touristique, mais le cadre juridique local diffère sensiblement des usages européens et les contrôles douaniers sont rigoureux.
Les ressortissants français, belges et suisses entrent sans visa préalable. Un cachet apposé à l'arrivée autorise un séjour de 90 jours par période de 124 jours. Les voyageurs canadiens bénéficient depuis août 2025 d'un visa délivré à l'arrivée dans les mêmes conditions de durée. Toute installation durable relève en revanche d'un visa de résidence obtenu par l'intermédiaire d'un employeur.
Le passeport doit rester valable au moins 6 mois après la date d'entrée. Les passeports d'urgence ne sont pas acceptés par les autorités émiraties et exposent à un refus d'admission. Depuis décembre 2023, le document doit porter une date de naissance complète en jour, mois et année. Un billet de retour et une adresse d'hébergement peuvent être demandés au contrôle.
Le système de soins émirati atteint un bon niveau mais reste entièrement payant, y compris aux urgences. Une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement s'avère donc indispensable dans les faits, même sans exigence formelle à la frontière.
Les douanes de Dubaï autorisent 4 litres de boissons alcoolisées ou deux cartons de bière par voyageur majeur, ainsi que 400 cigarettes ou 50 cigares. Les cadeaux sont exonérés jusqu'à 3 000 dirhams et les sommes transportées se déclarent au-delà de 60 000 dirhams. L'émirat de Charjah interdit l'alcool sur tout son territoire.
Plusieurs substances courantes en Europe relèvent aux Emirats des produits contrôlés, notamment certains antidouleurs à base de codéine ou de tramadol et divers somnifères. Une ordonnance récente rédigée en anglais accompagne utilement le traitement, et une autorisation préalable du ministère de la Santé s'impose pour les molécules classées comme stupéfiants. Les produits contenant du cannabidiol sont prohibés.
La consommation d'alcool reste réservée aux établissements licenciés, l'ivresse sur la voie publique et la conduite après consommation faisant l'objet d'une tolérance nulle. Les démonstrations d'affection en public, la photographie de personnes sans accord et les prises de vue de bâtiments officiels exposent à des poursuites. Une tenue couvrant les épaules et les genoux demeure attendue hors des zones balnéaires.
L'entrée d'un chien ou d'un chat suppose un permis d'importation délivré par le ministère du Changement climatique et de l'Environnement, une puce électronique, une vaccination antirabique valide et un certificat vétérinaire international. Certaines races se voient refuser l'accès au territoire.