L'arrivée par la route aux Emirats arabes unis concerne surtout les voyageurs déjà présents dans la péninsule Arabique. Le pays possède un réseau autoroutier dense, entretenu et bien signalé, mais la circulation transfrontalière obéit à des règles précises et la conduite locale demande une vigilance constante.
Plusieurs points de passage relient le sultanat aux Emirats. Hatta, dans l'arrière-pays de Dubaï, Hili près d'Al Aïn et Wajaja sur l'axe côtier vers Mascate comptent parmi les plus fréquentés. Un véhicule de location doit disposer d'une autorisation de sortie du territoire délivrée par le loueur et d'une assurance étendue à Oman, faute de quoi le passage est refusé.
Le poste de Ghuweifat, à l'ouest d'Abou Dabi, constitue l'unique point d'entrée terrestre depuis le royaume. Il ouvre sur les axes menant vers Riyad et vers la côte du Golfe. Les formalités y sont plus longues, et la traversée de la région d'Al Dhafra impose de longues distances sans services.
Les agences internationales sont présentes dans les aéroports et les grands hôtels. Les titulaires d'un permis français, belge ou suisse présentent un permis de conduire international en complément de leur titre national, ainsi qu'une carte bancaire pour la caution. L'âge minimum se situe généralement à 20 et un ans, parfois 25 pour les catégories supérieures.
La E11, connue à Dubaï sous le nom de Cheikh Zayed Road, longe la côte de Ghuweifat à Ras al-Khaïmah en traversant Abou Dabi puis Dubaï. La E311 double cet axe à l'intérieur des terres et supporte une large part du trafic de transit. Les vitesses autorisées atteignent souvent 120 ou 140 kilomètres par heure selon les tronçons.
Dubaï exploite le système Salik, avec une dizaine de portiques répartis sur les grands axes. Depuis juin 2026, le tarif s'élève à 6,30 dirhams aux heures de pointe et à 4,20 dirhams le reste de la journée, la tranche de 1 heure à 6 heures étant gratuite. Abou Dabi applique le système Darb, facturé 4 dirhams par passage et fondé sur la lecture des plaques. Les loueurs refacturent ces montants.
Le contrôle de vitesse repose sur un maillage dense de radars fixes et sur des amendes élevées, transmises au loueur puis au conducteur. Le carburant reste peu coûteux au regard des prix européens, les tarifs étant révisés chaque mois par les autorités fédérales. La conduite dans les dunes suppose un véhicule à quatre roues motrices, un dégonflage des pneus et un déplacement à plusieurs véhicules, l'ensablement devenant sinon rapidement problématique.