La scolarisation aux Emirats arabes unis repose largement sur un secteur privé qui accueille la grande majorité des enfants d'expatriés, avec des programmes britanniques, américains, indiens et français. Les autorités de chaque émirat encadrent les tarifs, inspectent les établissements et publient leurs évaluations.
L'école publique est gratuite pour les ressortissants émiriens et dispense la plupart des cours en arabe, l'anglais occupant une place croissante dans les matières scientifiques. Les familles étrangères se tournent presque toutes vers le privé, régulé à Dubaï par le KHDA et à Abou Dabi par l'ADEK.
Dubaï et Abou Dabi concentrent plusieurs centaines d'établissements internationaux proposant une dizaine de curriculums différents. Le réseau français comprend notamment le lycée français international Georges-Pompidou de Dubaï, qui scolarise environ 2 500 élèves, le lycée Louis-Massignon et le lycée français international Théodore-Monod à Abou Dabi, auxquels s'ajoutent une école à Charjah et plusieurs structures privées francophones.
Les frais annuels s'échelonnent de quelques milliers de dirhams à plus de 100 000 dirhams dans les établissements les plus cotés, la maternelle restant nettement moins onéreuse que le lycée. Le KHDA a fixé l'indice du coût de l'éducation à 2,35 % pour l'année 2025-2026, puis annoncé en mai 2026 un gel des frais pour l'année suivante, assorti d'un dispositif de soutien de 1,5 milliard de dirhams.
L'université des Emirats arabes unis, ouverte en 1976 à Al Aïn, l'université Zayed et l'université Khalifa forment l'ossature publique de l'enseignement supérieur. Les campus étrangers occupent une place importante, avec Sorbonne Université Abou Dabi, créée en 2006 sur l'île de Reem et fréquentée par environ 1 800 étudiants de plus de 90 nationalités, ainsi que New York University Abu Dhabi et plusieurs écoles françaises de commerce et de design.
L'arabe demeure une matière obligatoire dans les écoles privées, y compris pour les élèves étrangers, avec des programmes distincts selon la langue maternelle. Les instituts privés et les centres culturels proposent par ailleurs des cours pour adultes, l'anglais restant toutefois la langue de la vie quotidienne et du travail.