Le système de santé émirien associe des établissements publics modernes et un secteur privé dense, financé par une assurance désormais obligatoire. Les conditions sanitaires sont bonnes et la criminalité demeure faible, mais le climat et un cadre légal strict imposent des précautions.
Chaque émirat dispose de sa propre autorité sanitaire, la DHA à Dubaï et le Department of Health à Abou Dabi, sous la coordination du ministère fédéral de la Santé et de la Prévention. Les hôpitaux publics accueillent les ressortissants émiriens à des conditions avantageuses, tandis que la plupart des expatriés se soignent dans le réseau privé.
Abou Dabi impose une couverture depuis 2006 et Dubaï depuis 2014. Le 1er janvier 2025, l'obligation s'est étendue aux salariés du secteur privé et aux employés de maison des autres émirats, avec une formule de base facturée à partir d'environ 384 dirhams par an, à la charge de l'employeur. Le défaut d'assurance bloque la délivrance du visa de résidence.
Abou Dabi accueille la Cleveland Clinic et le Sheikh Shakhbout Medical City, tandis que Dubaï compte notamment l'American Hospital, l'hôpital Rashid et le réseau Mediclinic. Les urgences fonctionnent en continu, à des tarifs élevés en l'absence d'assurance.
Les pharmacies sont nombreuses et certaines ouvrent en continu dans les grandes villes. Les substances contrôlées ou semi-contrôlées, dont la codéine et le tramadol, n'entrent sur le territoire qu'avec une autorisation préalable du ministère de la Santé et de la Prévention et une ordonnance récente. Le cannabidiol et les dérivés du cannabis restent interdits.
L'eau du robinet provient du dessalement et fait l'objet d'un traitement contrôlé, l'eau en bouteille restant la plus consommée. L'été porte les températures au-delà de 45 degrés avec une forte humidité sur la côte. Une pause obligatoire interrompt le travail en extérieur entre 12h30 et 15h00 du 15 juin au 15 septembre.
Les Emirats affichent des taux de criminalité parmi les plus bas au monde et la vidéosurveillance couvre largement l'espace public. Les principaux risques concernent la circulation routière et les baignades hors des zones surveillées.
La consommation de stupéfiants relève d'une tolérance zéro, y compris pour des traces détectées à l'arrivée. L'alcool se consomme dans les établissements licenciés et au domicile, l'ivresse publique restant sanctionnée. Les gestes d'affection en public, les propos injurieux en ligne et la photographie de personnes sans leur accord exposent également à des poursuites.
La police répond au 999 sur tout le territoire, l'ambulance au 998, les pompiers au 997 et les garde-côtes au 996. Une ligne dédiée aux médicaments contrefaits fonctionne au 80011111.